Les chroniques de Dracula X (certifiées sans fesses)
Dieu bénisse l’euro tout puissant et les jeux region-free, plus besoin d’attendre le bon vouloir d’un éditeur ou de subir les tarifs hallucinés des importateurs pour profiter des titres US ou Jap qui peinent à arriver jusqu’à nous. En l’occurence c’est le cas castlevania qui m’intéresse aujourd’hui, alors que la version US vient d’arriver la sortie Pal n’a de cesse d’être repoussée, heureusement, moyennant raisonnable finance et quelques jours d’attente, le très attendu (par les vieux de la vieilles) Castlevania : The dracula X Chronicles s’anime entre mes paluches…
Tout porte à croire que Konami aime la PSP, après les truculentes compilations rétro (Twin Bee, Parodius, Gradius, Salamander) et les Spin-Off de qualité (MGS PO, Silent Hill Origins), voici l’heure du remake de jeu culte avec pour la première fois sur la portable de Sony, un Castlevania. Et attention par n’importe quel Castlevania, car cette nouvelle itération de la série Chronicles (faisant suite au volet PSOne) crystalise de façon mythique les épisodes les plus ultimes de la saga sur un seul UMD. L’occasion pour tous les amoureux de la licence de savourer de façon nomade un remake troidé de Rondo of Blood, la version originale (PC-Engine) de ce même Rondo of Blood ainsi que Symphony of the Night, mais trève de blabla, place à la dissection.
Dracula X - Le remake : Remettre au goût du jour l’un des fleurons de l’Action/Plateforme 2D n’est point un exercice facile, difficile de savoir si c’est l’opportuniste ou le plaisir du challenge qui a poussé konami à s’atteler à ce remake mais force est de constater que, malgrès de légitimes craintes, le résultat est plus que probant. Optant pour un 2.5D, façon Ghouls n Gobblins sur PSP, le titre conserve rigoureusement le déroulement à l’ancienne disposé cette fois ci dans un écrin polygoné. Que les plus sceptiques se rassurent, hormis ce lifting purement esthétique rien dans le jeu n’a changé, gardant ainsi intacte la sève profondément roots de l’ensemble avec ce dosage parfait entre phases plateformes millimétrées et cassage massif de monstres. On se réjouit d’autant plus que depuis SOTN, l’équation castlevania 2D = RPG_Plateforme n’a de cesse de se vérifier, retrouver un Belmont dans la pure lignée des épisodes 8/16Bits ça fait définitivement zizir et ça fait du bien.
D’un point de vue purement technique le soft fait aussi dans le sans fautes; si le tout 3D aseptise quelque peu l’esthétique si particulière du titre, la réalisation fait largement honneur à la PSP, côté animation aucun soucis à signaler si ce n’est la démarche volontairement rigide de Richter pour coller au plus proche de l’implacable rythmique du sprite originel. Seules les musiques ont un peu perdu de leur superbes, mais pas de quoi dénaturer la teneur gothique de l’aventure (la possibilité de débloquer et utiliser les musiques originales vient atténuer ce léger défaut). Pour résumer et à la lumière de tous ces éléments, le remake du cultissime Rondo of Blood est une réussite à tous les niveaux, beau, grisant à jouer, furieusement Old-School, c’est l’occasion de mettre la main sur un jeu qui n’a rien perdu de sa surpuissance, un classique à découvrir ou redécouvrir qui vient grossir la ludo PSP de la plus belle des manières.
Rondo of Blood et Symphony of the Night : En plus d’un remake d’excellente facture, ce castlevania offre la possibilité de débloquer les deux originaux de la série Dracula X, sous forme d’items cachés dans les niveaux 3(pour SoTN) et 4 (RoB). Et pouvoir jouir de deux monuments de la chasse aux vampires ludonumérique, un peu partout, ça n’a pas de prix. De plus le passage sur PSP s’est effectué sans trop d’encombres, seule l’image non retaillée pour le format 16:9 étant à déplorer. Tout le reste est niquel, je dirai même sang-pour-sang fidèle aux œuvres d’origines qui n’ont rien perdu de leur mordant. Avec une mention toute particulière à SoTN, véritable tournant dans la saga de Konami et encore aujourd’hui inégalé malgré les nombreuses “suites”.
Enfin dernier détails, exit les illustrations manga très années 90’s, pour les arts c’est Ayami Kojima (illustratice attitrée de la série depuis SoTN) qui est aux crayons, le style est forcément plus léché et efféminé mais le design original avait également son charme (voir ci dessous pour comparer les deux versions).
En bref et pour résumer, ce “nouveau” Castlevania, tout remake qu’il est, est un indispensable en Or massif pour tous les possesseurs de PSP, il mérite l’attention de tout joueur qui se respecte, en espérant une sortie FR rapide.

