BeSpidey’s Treasures Vol 1 : RoboFlic
Allez, je me fends d’une petite chronique où je vais ressortir du placard de vieilles choses et en reparler. Ca commence par une envie, hier soir devant le manque de contenu télévisuel je décide de me rematter l’un des mes dvds. En regardant ma dévédéthèque, mon regard s’arrête sur le coffret de la trilogie Robocop et je décide de partir pour la ville de Detroit pour fêter les 20 ans du film.
Les effets spéciaux ont vieilli, bien sûr, quoique je trouve les animations en animatronics de l’ED-209 beaucoup plus belles que les centaures en 3D du dernier Harry Potter, mais bon ce n’est pas le sujet dont j’ai envie de vous parler.
Le premier constat qui s’impose, c’est que même si le film a vieilli c’est indéniable, il reste encore assez actuel par les thèmes abordés. Ca fait même un peu flipper car lorsque Verhoeven réalise Robocop en 1987, les choses qu’il décrit ne sont pas encore arrivées il le pressent c’est tout et c’est ce qui arrive car si les cyborgs n’existent pas encore, les multinationales étaient sur le point de franchir une barrière qu’ils ont allégrement dépassée de nos jours. Et quand on voit dans le film le vice président de l’OCP expliquer que la société a fait de l’argent en misant sur des secteurs comme les hôpitaux, la conquête spatiale ou les prisons, ça ne choque plus, tant ces trois domaines sont privatisés de nos jours même en France. Finalement le film en devient d’autant plus cynique.
Un passage m’a fait vraiment sourire à cause du contexte actuel, lorsque la police menace de faire grève suite à leur baisse de salaires et la baisse des effectifs, les journalistes demandent l’avis de la population qui dit en gros qu’ils ne devraient pas se plaindre car ils sont fonctionnaires et qu’ils ont la sécurité de l’emploi. Et mine de rien ça me rappelait étrangement les reportages où l’on interrogeait les gens sur la SNCF. Et au final, les JT racoleurs et partisans inventés par Verhoeven n’ont rien à envier au poujadisme du 13H de Jean-Pierre Pernaut.
Et malgré tout ça, j’ai passé un putain de moment devant ce film qui m’a rappelé la bonne époque des films d’anticipation où le gore était employé intelligemment et ne cherchait pas à faire dans la surenchère du gore pour le gore (à quand saw 6 et saw 7). Car dans Robocop ça pisse quand même bien le sang et ce film est une superproduction résolument pour adulte au contraire des divertissements familiaux actuels.
Et puis il faut voir Robocop aussi pour les méchants de l’histoire qui sont tout simplement énormes, je voulais donc rendre hommage aux deux acteurs : Ronny Cox et Kurtwood Smith qui n’ont pas eu la carrière qu’ils méritaient tous les deux même si leurs carrières respectives ont connu un renouveau dans les années 2000 à la télévision, l’un dans Stargate SG-1 (le sénateur Kinsey) et l’autre dans le rôle (énorme !) de Bud le père tyrannique d’Eric Forman de That 70’s show.
La soirée aurait pu très bien se terminer si dans l’euphorie de la vision du film, je n’avais pas eu envie de me mettre le 2 et là c’est le drame. Car même si quelques bonnes idées survivent du scénario de Frank Miller, les pirouettes scénaristiques sont trop grosses et la finesse et le cynisme du premier volet ne survivent que dans les spots de pub et les JTs parodiques (plutôt soignés). Le succès du premier a malheureusement édulcoré la violence et il n’y a aucun méchant charismatique. J’ai tenu 35 minutes et j’ai fait stop pour aller me coucher, ce soir si j’ai le courage, je le finirai pour la gloire.
Moi le 1 j’ai eu du mal à le rematter, les effets spéciaux étaient un peu trop kitch tout de même. Bizarrement le 2 est mieux passé même si sur le fond il est bien rabotté.
D’ailleurs j’ai commencé le comics Robocop (dont est tiré le film) et même avec un seul tome (sur une série qui en compte une dizaine), il y aurait eu de quoi faire 5 films…
Enfin plus que la qualité des films, Robocop c’est un personnage tellement emblematique d’une époque, ce genre de perso semble totalement avoir disparu des écran depuis quelques années, qu’on me cite un héros original (sous entendu non tiré d’un bouquin ou d’une BD) de film actuel ?
Bon j’ai fini le 2 hier soir et pour continuer dans le vice je me suis fait le 3.
Et bien en fait le 3, il est limite parodique, au début on se demande où est passé notre bon vieux robo et puis à un moment ça se barre tellement en couille avec un propulseur dorsale et des robots ninjas qu’on finit par en rire. Et je passerais bien sur la fille de huit ans qui pirate le réseau de l’OCP avec un ordinateur V-Tech enfin bref…
Le pire c’est que le film est clairement mauvais mais je me suis bien marré devant.
Sinon je plussoie Radio sur l’originalité des héros de cinéma.
Tiens, ça me donne envie de le remater tout ça. Surtout que ça fait trèèèès longtemps que je ne l’ai pas vu.
Uép, a noter tout de même que dans le 2, l’un des méchants est un gamin de 13 ans et qu’il se fait buter (osef des spoilers).
Vu la bien pensance et le politiquement correct actuel, c’est pas le genre de trucs qu’on est près de revoir.
Idem que Synbios, j’aimerais bien le revoir. Bon faudra s’organiser une soirée alors
Ouais, on se fait un rallye les trois à la suite !!!!