Scarlett refaite ?
Il y a des moments où dans la vie d’un bloggeur, il faut savoir prendre position, saisir les dossiers chauds à bras le corps, oser et affirmer ses convictions. C’est au détour d’une petite news aperçue sur MSN (soucieux de ma crédiblité je balance mes source, c’est normal), que m’est apparu ce sujet brulant : l’actrice Scarlett johansson est elle refaite ?
C’est US Weekly qui balance le pavé dans la mare des canards, en listant les célébrités féminines qui seraient passées en douce sur le billard. Si de prime abord, l’affirmation n’a pas vraiment de quoi faire polémique, on se rend vite compte que derrière le titre choc se cache une vaste supercherie. En effet pour appuyer ses propos, le magazine américain se plie de façon très malhonnête au jeu des photos comparatives sur sa couverture :
Comme on peut le constater, rien de très probant, car juxtaposer deux photos prises à X années d’écarts, avec un maquillage, un éclairage, totalement différents (et surement quelques retouches toshopiques) ça ne peut constituer une preuve tangible. Les fans ne se laisseront pas duper, mais quid des autres ?
Afin de ne pas laisser le quiproquo s’installer, l’actrice prend l’affaire très au sérieux et accuse le magazine de diffamation, allant jusqu’à le trainer devant les tribunaux :
“I have always been straightforward with the press regarding my body image and I am very concerned that my fans (and perhaps even my employers) will feel mislead. Thus, I feel compelled to take immediate legal action against US Weekly.”
Espérons que la justice saura trancher du bon côté, démontant ainsi des affirmations se basant moins sur des preuves factuelles à la véracité prouvée, que sur une accroche tapageuse et vendeuse de papier.
Mais prenons un peu de recul par rapport à ce cas précis et replaçons le dans un contexte plus global. On constate qu’après nous avoir assénés, des années durant, de tonnes de viandes à la plastique léchée et exagérement surfaite, le système hollywoodien (du moins certains de ses rouages) semble vouloir tirer à boulet rouge sur cette industrialisation esthétique. Comme si l’usine à rêve américaine se mettait à renier ses produis manufacturés. Ce malaise est déja bien présent dans le milieu de la mode, là où les standards sont si éloignés des normes humaines, que les modèles/fantasmes qu’on nous vend sont inaccessibles et engendrent une frustration, elle même largement amplifiée par les médias qui n’ont de cesse de relayer ces modèles à travers les magazines ou les pubs.
De cela est née le phénomène qui consiste à rétablir cette équation intenable, saisir le revers de la médaille, en montrant les symboles sexuels sous leur plus mauvais jour, malades, moches, vacillants. Une traque à l’imperfection pour réconforter l’opinion, démontrant ainsi que toute perfection a un prix. L’effet pervers de ceci étant une obsession souvent voyeuriste, parfois glauque, à exposer les côtés les moins glamour de personnalités n’ayant parfois rien demandé.
On passe donc d’un extrême à un autre, se disant que l’on finira bien par tomber sur le milieu, le problème est lorsque la malhonneteté change de camp, on se retrouve dans le mensonger, du diffamatoire, comme en atteste ce numéro d’US Weekly.
Et si jamais on me prouve que Miss johansson est refaite de façon significative, je viendrai faire mon mea-culpa ici même, mais en attendant, j’ai des preuves lorsque j’avance qu’on est face à un produit bio tout ce qu’il y a de plus naturel.
Radio, ou la défense des consommacteurs.
Faux ou pas faux, ce qui subsiste souvent c’est le souvenir d’une belle paire, l’innocence d’un décolleté trop prononcé, la vue furtive d’un mamelon. Bref, laissons dire cette presse à scandale et retournons à nos écrans, un doigt sur la touche pause et l’autre sur retour arrière.
Nous noterons par ailleurs qu’à l’instar de Lycos, nous nous maintenons le 90C à 20% de part de marché sur HB. Et c’est bien.
Justement en parlant de Lycos :
http://www.femme.lycos.fr/mag/sexo/dossier/plongee-dans-le-decollete-lorgasme-au-bout-des-seins/1