Hommage à God Hand (rien à voir avec le Fist Fucking)

Gaming

God HandIl y a des jours comme ça où le bloggeur (bouh quel vilain terme) aime à se laisser porter par la paresse et tend à faire briller sa verve à moindre frais. C’est au détour d’un forum que je suis tombé sur un ancien post clamant haut et fort ma passion pour le titre testament de clover : God Hand.

Moi qui cherchais justement à rendre hommage à l’un des jeux les plus surpuissants de 2007, je suis tombé sur par hasard sur ce pain béni qui en plus démontre ma plume n’a pas pris une ride en un an. En sus, j’offre un pépito dédicacé à celui qui me trouve le forum d’où est extraite cette tirade euphorisante.

Gros coup de coeur ce GodHand, très gros coup de coeur de ce début d’année. (NDR : Bah ué c’était y’a un an, jvous ai pas menti).
Pourtant aprés avoir lu une paire de tests, c’est du bout des doigts que j’ai pris le pad de peur de crever à peine 5 min aprés l’intro, tant on a rabaché sur la difficulté herculéenne et la jouabilité inepte de ce titre, et fort heureusement tout ceci n’était que foutaises.

Attention toutefois, GodHand n’est pas un titre qui se joue tranquillement, décontracté du slip, non non, il requiert de la concentration, de l’investissement (un minimum), un chouilla d’entrainement et oui il est dur mais rien à avoir avec le bourreau des pads d’un autre âge, tel qu’on aime à le décrire un peu partout. Pour apprécier Godhand, il suffit d’aimer le Beat em up pied/poing, celui qu’on ne voit presque plus, qui se meurt depuis la fin des 16bits. Ce genre qui n’a jamais totalement su convaincre en 3D renait litteralement de ses cendres grâce à clover qui en dynamite le gameplay : combos à 4 coups (de différentes natures : Charge/Casse Garde/lancé etc..), personnalisables à souhait (pour une fois c’est pas du vent et c’est pas prise de tête), principe d’esquive audacieux et diablement efficace (tout est sur le stick droit), caméra “embarquée” qui renforce l’aspect technique des joutes et enfin la roulette, qui de prime abord semble bidon mais qui révèle trés vite son potentiel grisant.

En bref un système de jeu ultra complet et un brin déstabilisant mais qui s’assimile en quelques minutes et en douceur pour peu qu’on y mette du sien et qu’on ne bloque pas bêtement parce qu’on pensait “que ça allait se jouer comme DMC bccause capcom + shinji mikami”. (Exemple : La caméra ne m’a jamais fait défaut, et ne m’a jamais fait mourir connement comme ça a pu m ‘arriver sur d’autres titres, mais là c’est un autre débat…)

Total on se prend trés vite au jeu et chaque joute contre une horde de punk hard-gay est un pur plaisir. Car godhand apporte une double satisfaction assez rare, celle tout d’abord de maitriser un gameplay technique qui n’autorise pas le n’importe quoi, puis de voir nos actions se traduire à l’écran par des scènes de violence cartoonesques, jouissives et défoulantes.

Enfin, par dessus ce socle ludique des plus solide, les développeurs se sont amusés à poser un background délirant et décalé, unique tout en puisant dans les illustres références du genre (SoR ou Final Fight). Seule ombre au tableau; des graphismes trés “ps2 premières années” dans la finition mais qui ont au moins le mérite de préserver l’essentiel c’est à dire une animation fluide, rapide et constante en toute occasion.

GodHand c’est donc pour moi à la fois un hommage aux Beat’em up d’antan de part son intransigeance et son background désuet et kitch mais également une refonte du genre qui fera date pour les amateurs. Je n’avais plus éprouvé ce plaisir de la castagne massive depuis les 16bits, et pourtant je suis trés loin d’être un hardcore gamer qui ne jure que par le mode Extreme ou un adepte du “plus c’est dur plus c’est bon”, donc n’ayez pas peur d’essayer le dernier clover, vous pourriez le regretter.

Commenter ce billet

Identifiez-vous pour commenter ce billet.