Race Driver GRID : la démo
Comme tout le monde, il fallait bien que la longue série des Toca passe à la vitesse next-gen. Un coup d’embrayage plus tard et voici Race Driver GRID sur la grille de départ, prêt à fumer les GT, PGR et autres Burnout.
Alors que le top départ ne sera donné officiellement que dans quelques semaines, le titre de Codemasters s’offre des essais libres sur PSN et Xboxlive, une bonne occasion de voir ce que le bestiaux a dans le ventre
Bon déjà ça n’a plus grand chose à avoir avec Toca mais c’est la dernière évolution de la série et plus qu’une évolution c’est surtout un sacré changement de bord.
Dans la tête de tous TOCA rime avec, rigueur, pilotage fin, courses âpres et doigté et bien vous pouvez oublier tout ça, le Race drive GRID de Codemasters c’est de l’arcade par tous les trous.
Primo petit détour par la technique, on retrouve le moteur de CMR Dirt avec quelques améliorations, le résultat est plutôt joli et fluide malgré les 30fps au compteur, bref une bonne gueule c’est déjà un bon point. Côté gameplay maintenant, les développeurs ont laissé toute finesse au vestiaire, ça chahute comme du burnout, ça tourne à l’équerre comme Ridge Racer et ça la joue gros bras façon NFS bref l’aspect simu on peut se le mettre derrière oreille.
De là à dire que c’est tout moisi, il n’a qu’un pas que le puriste des trajos et du freinage pointilleux franchira allègrement mais je dois bien avouer qu’en tant qu’amateur de courses arcade je me suis bien amusé (faut dire je me suis bien amusé aussi sur la démo de RRVII).
Déja le peloton est super agressif et belliqueux, rendant ainsi les courses bien vivantes et juteuses comme rarement dans un titre de ce genre (rien à avoir avec les scripts sous prozac de GT), en plus, dégats obliges, au moindre virage un peu musclé, on se retrouve avec des bouts de caisse en moins pour finallement obtenir une épave sur roue après le premier tour.
Et là, le titre prend tout son sens, car se retrouver dernier après que la meute toute entière nous ai roulé dessus, ça fout bien la haine, on remonte alors tout le circuit avec une voiture revenue de l’enfer (limite si il reste que le chassis), envoyant dans le décor tous les bouzeux qu’on double en chemin, un défouloir bien bas de front certes mais efficace. Quand en plus on se met aux muscle car dans les rues de san francisco, le jeu prend des allures de GTA mariné à la sauce burnout, on est plus dans la course mais dans la course poursuite.
Le mode drift par contre c’est plutôt relou de prime abord, à approfondir, mais la première tentative ressemblait plus à une tête à queue party qu’à un enchainement de dérapages raffinés.
Enfin un petit mot sur les replay tout simplement monstrueux : montage supra nerveux, effets grisants; une session de jeu déjà bien musclée se transforme en gavage de testostérone, surement les plus percutants qu’il m’ai été donné de voir.
En bref, codemasters a sorti le gros sel avec ce nouveau jeu de caisse, histoire de chatouiller le derch des fans de NFS, burnout et cie. A voir sur la longueur, si les sensations perdurent et si la conduite réserver quand même qq subtilité, mais niveau retournement de tête, ça fait son effet, les amoureux du pilotage eux resteront sur GT5p.
J’ai beau en avoir pas grand chose à faire de ce jeu.
J’ai adoré ton article et je me suis bien marré.